McLaren 720S : caractéristiques techniques et performances
La McLaren 720S frappe fort dès les chiffres : 720 chevaux, 341 km/h en vitesse maximale et un 0-100 km/h abattu en 2,9 secondes. Depuis son lancement en 2017, cette supercar britannique s’est imposée comme une référence absolue dans la catégorie des supercars à moteur thermique.
Nous avons rassemblé ici tout ce qu’un passionné doit savoir : fiche technique complète, versions disponibles, comportement réel au volant, prix neuf et occasion, et comparaison avec la concurrence.
Fiche technique complète de la McLaren 720S
Moteur et transmission
La 720S reçoit le moteur M840T, un V8 4,0 L biturbo dérivé du M838T de la 650S, mais profondément revu. Il développe 720 PS (soit 710 bhp) à 7 500 tr/min et un couple de 770 Nm disponible à 5 500 tr/min.
La boîte de vitesses est une SSG 7 rapports (Seamless Shift Gearbox) à double embrayage. Les changements de rapport se font sans interruption de couple. Le bloc repose sur un châssis Carbon Fibre Monocage II, une cellule carbone nouvelle génération sans acier autour des montants de pare-brise, qui allège le véhicule de 18 kg par rapport à la génération précédente.
Côté consommation, McLaren annonce 12,2 L/100 km en cycle WLTP pour 276 g/km de CO2. Un chiffre à relativiser selon l’usage de l’accélérateur, bien entendu.
Performances et accélérations
Les chronos officiels McLaren sont les suivants :
- 0-100 km/h : 2,9 secondes (2,8 s pour la version Spider).
- 0-200 km/h : 7,8 secondes.
- Vitesse maximale : 341 km/h.
- 1/4 de mile : 10,3 secondes selon McLaren, 9,9 s en conditions optimales.
- Freinage 100-0 km/h : 30 mètres.
- Freinage 200-0 km/h : 118 mètres.
Car and Driver a validé le 1/4 de mile en 10,3 secondes à 230 km/h (143 mph). L’adhérence latérale mesurée atteint 1,09 g, un niveau remarquable pour une voiture de route.

Châssis, freins et aérodynamique
Les freins carbone-céramique mesurent 391 mm (15,4 pouces) à l’avant et 380 mm (15,0 pouces) à l’arrière. Les pneumatiques sont des Pirelli P Zero PZ4 : 245/35 R19 à l’avant, 305/30 R20 à l’arrière.
L’aérodynamique de la 720S mérite une attention particulière. Les prises d’air latérales canalisent le flux à très haute vélocité à l’intérieur du châssis, plutôt que sur les flancs de la carrosserie. Cette solution réduit la largeur intérieure mais contribue à l’efficacité aéro globale de la voiture.
La suspension adopte une architecture hydraulique liée avec des amortisseurs à capteurs multiples. Le système réagit plus vite qu’une solution électronique classique. Il maintient le châssis plat et les roues en contact avec le sol, même sur circuit bosselé, sans dureté excessive.
Ce que la 720S réserve au volant
La 720S réserve une expérience de conduite rare : précise, communicative et accessible au quotidien malgré ses 720 chevaux. Le mode Confort rend le véhicule étonnamment maniable en usage routier. La visibilité est excellente, grâce aux larges surfaces vitrées qui compensent l’habitacle resserré par la cellule carbone.
La direction est hydraulique, non électrique. Elle ne fait que 1,25 tour de butée à butée. L’auto-centrage est parfaitement dosé, le poids de volant adéquat. Elle transmet de subtils retours tactiles lors du franchissement de bosses, un niveau de communication que les directions électriques de la concurrence peinent à reproduire.
La puissance du V8 biturbo se délivre de façon progressive et linéaire. Il n’y a pas de brutal effet turbo perceptible à l’accélération. En revanche, le son du moteur reste relativement discret, même avec l’échappement sport optionnel. Ceux qui recherchent une bande-son dramatique seront peut-être sur leur faim.
Le comportement en piste est piloté à l’accélérateur. La 720S n’intègre pas de différentiel à glissement limité électronique. Le contrôle de dérive variable compense très efficacement cette absence. Cela permet de pivoter en mi-courbe avec une belle précision. Un point de détail : la gestion des modes de conduite (Confort/Sport/Piste) et du groupe motopropulseur requiert plusieurs manipulations, ce qui peut s’avérer peu pratique sur route ouverte.
Le coffre arrière offre 210 litres et le coffre avant 150 litres. La 720S reste donc utilisable au quotidien, ce qui est loin d’être évident dans cette catégorie. Si vous souhaitez comparer ce positionnement à d’autres voitures sportives selon votre budget, notre guide dédié peut vous aider à y voir plus clair.
Les différentes versions de la McLaren 720S
La gamme 720S se décline en plusieurs variantes. Voici les principales :
- 720S Coupé : la version de base, deux portes, toit fixe en carbone, produite de 2017 à 2023.
- 720S Spider : la version cabriolet, même bloc V8 720 PS, 0-100 km/h en 2,8 secondes. Le toit rétractable ajoute un agrément de conduite supplémentaire sans pénaliser les performances.
- 765LT : version limitée à 765 unités, orientée circuit. Le moteur M840T pousse à 765 PS (755 bhp) et 800 Nm. Le 0-200 km/h tombe à 7,0 secondes selon McLaren. Cette version remplace la 675LT dans la lignée des Longtail.

La 720S a été remplacée par la McLaren 750S en 2023. Ce successeur développe 750 PS (740 bhp) et représente le dernier modèle McLaren à moteur thermique pur.
Prix de la McLaren 720S neuve et d’occasion
La 720S n’est plus produite ; son prix neuf n’est donc plus d’actualité. Sur le marché de l’occasion, les tarifs varient selon l’année, la version (Coupé ou Spider) et le kilométrage.
| Modèle | Année | Prix indicatif (USD) |
|---|---|---|
| 720S Coupé | 2018 | ~ 229 995 $ |
| 720S Coupé | 2019 | ~ 230 000 $ |
| 720S Spider | 2020 | ~ 235 000 $ |
| 720S Coupé | 2021 | ~ 279 800 $ |
| 720S Spider | 2022 | ~ 289 900 $ |
Le prix moyen constaté sur CarGurus s’établit autour de 261 183 $, avec une fourchette allant de 171 900 $ pour les exemplaires les plus accessibles. CARFAX indique pour sa part une moyenne de 242 595 $.
En France, il faut également prévoir un malus écologique conséquent, compte tenu des 276 g/km de CO2 en cycle WLTP. Ce poste peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros supplémentaires. Vérifiez toujours l’historique du véhicule via un rapport CARFAX ou équivalent avant tout achat.
Pour dénicher une McLaren 720S d’occasion, les plateformes spécialisées comme CarGurus ou CARFAX recensent régulièrement une centaine d’annonces aux États-Unis. En Europe, les réseaux officiels McLaren et les dealers premium restent les canaux les plus fiables.
McLaren 720S face à ses concurrents
La 720S se mesure directement aux Ferrari 488 GTB et Lamborghini Huracán. Ses arguments techniques sont solides : un 0-100 km/h en 2,9 secondes, une vitesse de pointe à 341 km/h et une adhérence mesurée à 1,09 g en test indépendant.
Face au Ferrari 488, la McLaren dispose d’une direction hydraulique plus communicative. La Ferrari intègre un différentiel à glissement limité électronique que la 720S n’a pas. En contrepartie, le contrôle de dérive variable de la McLaren permet un pilotage à l’accélérateur très précis, comparable au ressenti du 488 en piste.
Sur le plan sonore, le V8 biturbo de la 720S reste en retrait face au moteur du 488. Les amateurs de bande-son italienne trouveront leur bonheur ailleurs. En revanche, la qualité du châssis et la sophistication de la suspension hydraulique liée placent la 720S au sommet de sa catégorie dans le ressenti dynamique global.
Par rapport à sa devancière directe, la 650S, la 720S affiche une amélioration de 10 % de l’efficacité énergétique et bénéficie du moteur M840T profondément revu. Elle surpasse également la 650S sur tous les chronos. Si la mécanique de haute performance de ce registre vous passionne, notre fiche sur la Nissan Silvia S15 et ses caractéristiques techniques vous offrira un point de comparaison intéressant avec une approche sportive très différente.
La 720S reste à ce jour l’une des supercars les mieux équilibrées jamais produites. Son successeur, la 750S, reprend ses bases en poussant le moteur à 750 PS, mais la 720S conserve une cote d’amour solide chez les connaisseurs.







